Sans matérielSeul, à la maison3 séances / semaine

La reprise, c'est le pic de blessures de la saison. Ce plan te réathlétise en douceur avant le premier entraînement : une séance de fractionné, une de course facile, une de renfort anti-blessure + gainage. Les vidéos ci-dessous te montrent chaque exercice en détail. Prends ton temps, la technique compte plus que la performance.

Le plan complet en PDF Les 4 semaines détaillées, les dosages et les règles d'or, à garder sur ton téléphone.
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Ischio-jambiers

Le claquage n°1 du hockey (sprints répétés, relances)
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Curl ischio glissé

L'ischio en excentrique (il freine la jambe en fin de sprint). Talons sur une serviette, on tend les jambes en freinant. La version accessible, sans partenaire ni ancrage.

Dosage : 2×6 → 3×6

Ischios · version plus dure

Nordic hamstring

La version la plus intense pour les ischios : à genoux, talons bloqués sous un meuble, on descend en freinant le plus lentement possible et on se rattrape aux mains. Très efficace mais courbaturant : à introduire progressivement.

Dosage : 3×3 → 3×5

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Pont fessier une jambe

Travail unipodal doux qui cible l'asymétrie droite/gauche et prépare le tissu. L'exo ischio d'entrée.

Dosage : 2×8/j → 3×12

Adducteurs / aine

Pubalgie : position basse, appuis latéraux, changements de direction
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Copenhagen adduction

Renforce les adducteurs en excentrique, le facteur de risque n°1 de l'aine. Appui sur une chaise, on allonge le levier au fil des semaines (genou → cheville).

Dosage : 1×4/côté → 3×8

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Squat sumo lent

Adducteurs + fessiers dans l'amplitude de la position basse du hockey. On prépare le tissu à la contrainte réelle du jeu.

Dosage : 1×10 → 3×12

Genou / quadriceps

Décélération : arrêts brusques, freinages, posture fléchie
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Fente arrière contrôlée

Freinage du quadriceps et genou aligné (éviter le valgus). La fente arrière est plus douce pour le genou en reprise que la fente avant.

Dosage : 1×8/j → 3×10

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Wall sit (chaise au mur)

Endurance de force du quadriceps et mise en charge progressive du tendon rotulien dans la posture fléchie du hockey.

Dosage : 1×20 s → 3×40 s

Cheville / mollet

Entorse et tendon d'Achille : terrain irrégulier, appuis, relances
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Extension de mollet excentrique

Mise en charge progressive du tendon d'Achille (descente lente). Transition sur 3 semaines : 2 jambes au sol → 1 jambe → sur une marche.

Dosage : 2×8 → 3×12/j

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Équilibre sur une jambe

Contrôle neuromusculaire de la cheville : la proprioception réduit nettement les récidives d'entorse. Yeux ouverts → fermés → sur coussin → avec une tâche.

Dosage : 2-3×30 s/j → +tâche

Fessiers / bassin

Protègent le genou ET le dos : propulsion, stabilité du bassin
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Pont fessier au sol

Un grand fessier fort soutient le sprint, protège le genou et décharge le bas du dos très sollicité par la posture penchée.

Dosage : 1×12 → 3×12 unipodal

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Side-lying hip lift

Couché sur le côté, on décolle le bassin ET on lève la jambe : extension latérale de hanche EN gainage. Stabilise le bassin, aide au genou aligné.

Dosage : 1×8/côté → 3×12

Gainage — tronc et dos

La posture penchée sur le stick : statique (S1-S2) puis dynamique (S3-S4)
Gainage statique

Planche ventrale

Le tronc reste rigide sous tension continue, exactement ce qu'exige la posture penchée. Brique de base de la stabilité lombaire.

Dosage : 3×20-30 s → 3×35-45 s

Gainage statique

Planche latérale

Paroi latérale du tronc + moyen fessier : stabilise le bassin et décharge les adducteurs et le bas du dos lors des appuis latéraux.

Dosage : 2-3×15-20 s/côté → 3×25-35

Gainage statique

Planche anti-rotation

Le tronc apprend à NE PAS tourner quand une force veut le faire tourner (frappes asymétriques du stick). Prépare le woodchop.

Dosage : 2×4-6 tenues/bras → 3×5-6

Gainage dynamique

Dead-bug

Bas du dos stable pendant que les membres bougent : la compétence exacte de la course penchée du hockey. Sûr (dos neutre, sans charge).

Dosage : 3×6-8/côté → 3×10-12

Gainage dynamique

Bird-dog

Reproduit la position penchée du hockey (dos horizontal) en gardant le tronc stable pendant que bras et jambe bougent.

Dosage : 3×6-8/côté → 3×10-12

Gainage dynamique

Mountain climber contrôlé

Tronc stable pendant que les jambes bougent vite (démarrage, accélération). Fait au ralenti : on apprend le contrôle du bassin qui protège le dos.

Dosage : 3×8-10/j → 3×12-14

Gainage dynamique

Woodchop anti-rotation

La frappe au hockey est une rotation puissante du tronc. On l'entraîne à RÉSISTER à la rotation : en position de planche, un bras va chercher loin devant sans que le bassin ne tourne (au poids du corps).

Dosage : 2-3×8-10/côté → 3×10-12

Gainage dynamique

Relevé de bassin dynamique

Fessiers forts = bas du dos déchargé : quand ils travaillent, les lombaires compensent moins dans la posture penchée.

Dosage : 3×10-12 → 3×8-10 1 j

La course

Le moteur : fractionné, course facile, et les appuis spécifiques hockey
Course facileSéance socle · en autonomie

Course facile

La séance socle : 45 à 50 min de course facile, calées sur ton souffle. Le repère n'est pas la montre, c'est la parole : tu dois pouvoir dire une phrase courte sans t'arrêter pour respirer. Si tu ne sors plus que 2-3 mots, tu vas trop vite, ralentis.

  • Échauffe-toi 5 min en marchant puis en trottinant.
  • Cours en continu, à allure facile, sur terrain plat.
  • Termine par 3-5 min de marche.
  • Monte la durée d'environ 5 min par semaine, jamais l'allure.

1×/semaine · 45-50 min en fin de plan

Fractionné 30/30 → 40/20Le moteur intermittent · en autonomie

Fractionné 30/30 → 40/20

La séance qui reconstruit le moteur du hockey (efforts courts répétés). On alterne efforts vifs et récup : 30 s vite / 30 s de marche au début, puis 40 s vite / 20 s de récup en fin de plan.

  • Échauffement 12-15 min obligatoire (trot + accélérations progressives, jamais à fond).
  • Intensité au ressenti : vite mais contrôlé, essoufflé mais pas à bout.
  • Récup en marchant entre les efforts.
  • Retour au calme 5-8 min de trot très lent.

1×/semaine · 30/30 puis 40/20

Appuis hockeySpécifique terrain · en autonomie

Appuis hockey

La brique spécifique hockey, à ajouter en fin d'échauffement du fractionné : réhabituer le corps aux appuis latéraux et aux freinages du jeu, pour ne pas les découvrir à froid le jour de la reprise.

  • Sur 10 m plats : quelques pas chassés latéraux.
  • Une accélération suivie d'un freinage contrôlé (genou aligné, pas qui rentre).
  • Un changement de direction à intensité modérée.
  • 2-3 min au total, jamais à 100 %.

En fin d'échauffement, dès la semaine 3

Sur quoi je m'appuie

  1. Lauersen JB et coll. (2018). Strength training as superior, dose-dependent and safe prevention of acute and overuse sports injuries: a systematic review, qualitative analysis and meta-analysis En regroupant 6 essais controles randomises et 7 738 sportifs, cette meta-analyse montre que les groupes qui font du renforcement musculaire se blessent environ trois fois moins que les groupes temoins, aussi bien pour les blessures brutales (claquage, entorse) que pour les blessures de surcharge (tendinopathies, douleurs de genou). Les auteurs decrivent aussi un effet dose : plus le volume de renforcement augmente, plus le risque baisse. Precision honnete a garder en tete : cette meta-analyse porte sur des sportifs de disciplines variees et non specifiquement sur des coureurs a pied, ce qui explique qu'une synthese plus recente centree uniquement sur les coureurs (Wu 2024) soit plus nuancee.
  2. Wu H et coll. (2024). Do exercise-based prevention programs reduce injury in endurance runners? A systematic review and meta-analysis C'est la synthese la plus honnete et la plus recente sur le renforcement chez le coureur. En rassemblant 9 essais controles randomises et 1 904 coureurs, les auteurs ne retrouvent pas d'effet global des programmes d'exercices (renforcement, gainage, pliometrie, equilibre) sur le nombre de blessures. Mais quand ils isolent les programmes SUPERVISES, c'est-a-dire encadres par un professionnel, la reduction du risque de blessure devient nettement significative. L'explication proposee par les auteurs eux-memes : quand quelqu'un encadre, on suit reellement le programme. Le message a retenir n'est donc pas que le renforcement ne sert a rien, mais qu'un programme fait seul dans son coin et abandonne en trois semaines ne protege pas, alors qu'un programme suivi et ajuste, oui.

Ces conseils sont d'ordre général et ne remplacent pas un bilan individuel. Adapte toujours à ta douleur et à ta forme du jour. En cas de douleur vive, de gonflement, ou d'un antécédent de blessure non réglé, fais-toi évaluer par un kinésithérapeute ou un médecin avant de poursuivre.